Pression fiscale sur les salaires La Belgique toujours dans le top 3 !
La charge moyenne de l’impôt et des cotisations sociales applicables aux revenus salariaux a augmenté dans la plupart des pays en 2010, inversant la tendance à la réduction de la pression fiscale qui avait été observée au cours des années précédentes, selon une récente étude de l’OCDE.
La publication annuelle de l’OCDE intitulée « Les impôts sur les salaires » montre que la charge fiscale a augmenté en 2010 dans 22 des 34 pays membres de l’OCDE.
Les impôts sur les salaires, qui incluent également les cotisations patronales et salariales de sécurité sociale, constituent un facteur essentiel des décisions d’embauche des entreprises et de l’incitation à travailler au niveau individuel. Dans le cadre des efforts entrepris pour assainir les finances publiques et placer l’économie sur un sentier de croissance plus rapide, les gouvernements devraient envisager de modifier la structure fiscale en mettant plus l’accent sur les impôts indirects que sur les impôts directs (par exemple en augmentant les impôts récurrents sur la propriété immobilière) et en élargissant l’assiette de la TVA sur la propriété immobilière) et en élargissant l’assiette de la TVA et de l’impôt sur le revenu des personnes physiques par la suppression de dépenses fiscales plutôt qu’en augmentant les taux de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et des cotisations de sécurité sociale.
De fortes disparités
L’étude de l’OCDE contient une analyse détaillée de l’imposition des revenus du travail dans l’ensemble des pays de l’OCDE et de la répartition de cette charge fiscale entre les différentes catégories de ménages et de niveaux de revenus. Le rapport calcule la différence entre le coût total de l’emploi d’un salarié par un employeur et le revenu net disponible du salarié en question, compte tenu des prestations pour enfants à charge et autres allocations familiales dont bénéficient généralement les ménages. Le « coin fiscal » représente le montant total des impôts versés par les salariés et les employeurs, diminué des transferts en espèces reçus et divisé par les coûts salariaux totaux des employeurs.
Voici les résultats les plus intéressants.
- C’est en France, en Belgique et en Italie que les impôts sont les plus élevés pour les couples mariés disposant d’un seul revenu égal au salaire moyen et ayant deux enfants, les coins fiscaux s’élevant à 42,1 % en France, 39,6 % en Belgique et 37,2 % en Italie.
- A l’extrémité la plus basse du barème, c’est la Nouvelle-Zélande qui enregistrait le coin fiscal le plus faible pour les couples mariés disposant d’un seul revenu égal au salaire moyen et ayant 2 enfants (-1,1 %), suivie du Chili (6,2 %), de la Suisse (8,3 %) et du Luxembourg (11,2 %). La moyenne pour l’ensemble des pays de l’OCDE était de 24,8 %.
- La Belgique, la France et l’Allemagne enregistraient les coins fiscaux les plus élevés (55,4 %, 49,3 % et 49,1 % respectivement) pour les salariés célibataires sans enfants rémunérés au salaire moyen, bien que le coin fiscal ait diminué de près de 2 points en Allemagne en 2010.
- A l’autre extrémité du barème, le coin fiscal des salariés célibataires sans enfants rémunérés au salaire moyen au Chili et au Mexique n’était respectivement que de 7 % et de 15,5 %. En Nouvelle-Zélande, ce chiffre était de 16,9 % et en Corée il était de 19,8 %. La moyenne pour l’ensemble des pays de l’OCDE était de 34,9 %.
Une baisse entre 200 et 2009
Cette année, l’étude comporte une nouvelle analyse des variations de la charge fiscale entre 2000 et 2009. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, la charge fiscale moyenne a baissé pour tous les niveaux de revenus, ce qui s’explique surtout par les réductions d’impôts sur le revenu des personnes physiques; certains pays ont également réduit les cotisations patronales de sécurité sociale. En moyenne, ce sont les ménages ayant des enfants qui ont été le plus avantagés par les réductions d’impôts appliquées au cours de cette période et les titulaires de faibles revenus en ont plus bénéficié que les titulaires de revenus él

