Réduction des délais de préavis de licenciement : satisfaction du SDI

Le SDI s’est fermement opposé à la suppression de la période d’essai intervenue le 1er janvier 2014 et n’a eu de cesse, depuis lors, d'en réclamer la réintroduction. Le SDI est donc satisfait de la décision du gouvernement de réduire les délais de préavis de licenciement en début de contrat. Grâce à cette mesure qui sera d’application ce 1er mai 2018, les employeurs vont pouvoir ré-envisager l’embauche de manière plus sereine.

Comme le SDI l'avait craint lorsque le gouvernement a décidé de supprimer la période d’essai, cette suppression s’est traduite sur le terrain par une diminution des engagements pour de nombreux indépendants, micro-entreprises et TPE.

En effet, dans les petites structures, les patrons préfèrent généralement rester seuls ou fonctionner en effectif réduit plutôt que d’être mal accompagnés, s'ils n'ont pas la possibilité de se défaire facilement d’un travailleur qui ne convient pas.

Il est certain que la décision d'embaucher ne se prend pas à la légère dans les TPE, notamment en raison de leurs moyens financiers réduits. Le patron investit son temps et son argent dans la formation de sa nouvelle recrue dont le licenciement, si elle ne convient pas, lui engendrera des coûts souvent lourds à supporter (productivité moindre du travailleur en préavis, temps et énergie consacrés à la recherche d’un nouveau travailleur, nécessité de supporter dans l’intervalle l’excédent de travail par le reste de l’équipe ou absence de service quand il s’il s’agit d’une fonction spécifique, etc.).

De plus, dans les TPE, la personnalité même du travailleur revêt une toute autre importance que dans les grandes sociétés. Dans une petite équipe, l'aspect relationnel et le « savoir-être » sont tout aussi importants que les compétences et le « savoir-faire ». Ainsi, l’attitude négative d’un travailleur, même compétent, est de nature à perturber gravement la coordination, le rendement et la motivation de l’équipe entière, ce qui, dans une petite structure, peut avoir des conséquences désastreuses…

Pour toutes ces raisons notamment, le SDI s’était opposé à la suppression de la période d’essai, moment clef dans le cadre d'un engagement, permettant à l’employeur de vérifier l’adéquation du travailleur avec la fonction d’une part, et avec l’entreprise et ses valeurs, d’autre part.

Bien que la solution mise en place par la loi de relance économique du 22 mars 2018 ne soit pas exactement celle que le SDI réclame depuis quatre ans – à savoir, la réintroduction pure et simple de la période d’essai -, la fédération est satisfaite de constater que l'embauche sera prochainement favorisée chez les petits employeurs, sachant qu’ils pourront plus facilement se défaire d’un travailleur qui ne conviendrait pas.

Les premiers mois d’occupation étant souvent décisifs pour juger de la qualité d’un travailleur, tant sur le plan de ses compétences professionnelles que sur le plan du relationnel et de la bonne intégration dans l’entreprise, c’est précisément en début de contrat qu’une plus grande flexibilité est nécessaire dans la rupture de la relation.

Le SDI se montre donc satisfait de la mesure et rappelle qu’à partir du 1er mai 2018, lorsqu’un patron souhaitera se défaire d’un travailleur, il pourra le faire en respectant les délais de préavis suivants :

  • Moins de 3 mois d’ancienneté : 1 semaine (au lieu de 2) 
  • Entre 3 et 4 mois d’ancienneté : 3 semaines (au lieu de 4)
  • Entre 4 et 5 mois d’ancienneté : 4 semaines (inchangé)
  • Entre 5 et 6 mois d’ancienneté : 5 semaines (au lieu de 4)
  • A partir de 6 mois d’ancienneté : régime inchangé.

Le SDI est persuadé que cette réduction des délais de préavis incitera davantage les indépendants, micro-entreprises et TPE à investir dans leur développement et leur croissance.

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