Le SDI réclame l’indemnisation d’un commerçant pénalisé par la grève dans deux galeries commerciales attenantes à des hypermarchés Carrefour !

Le Syndicat des Indépendants & des PME (SDI) réclame une indemnisation pour l’un de ses membres exploitant un commerce dans deux galeries commerçantes (Kraainem et Auderghem) où se trouve un hypermarché CARREFOUR touché par les grèves de la semaine dernière.

Par une lettre recommandée du 2/02/2018, le SDI exige que Carrefour dédommage un de ses affiliés pour le préjudice subi en raison des grèves intervenues la semaine dernière suite à l’annonce de restructuration de ses hypermarchés.

En effet, ce commerçant a essuyé une perte de chiffre d'affaires de l'ordre de 7.000 EUR à 10.000 EUR dans deux de ses magasins en suite de la grève.

Si la situation a été différente selon la galerie dans laquelle se trouve le magasin (dans un cas, le commerce est resté accessible, bien que boudé par les clients prévenus par la presse de la grève en cours ou dissuadés par les grévistes, et dans l’autre cas, le commerce a été totalement inaccessible en raison de la fermeture de l’entrée principale de la galerie commerçante), le conflit social auquel il est pourtant totalement étranger l’a empêché de fonctionner durant 2 jours et demi !

Le SDI fait valoir le fait que la restructuration décidée par Carrefour a été annoncée de manière trop brutale, sans avoir fait l’objet de concertation préalable avec les partenaires sociaux, et demeure encore très nébuleuse plusieurs jours après l’annonce. Cette « mise devant le fait accompli » a entraîné une grève sauvage de la part de ses travailleurs dont Carrefour doit répondre, et a eu pour conséquence directe d’empêcher totalement (Kraainem) ou partiellement (Auderghem) l’accès aux magasins du membre du SDI, entraînant une perte sèche de son chiffre d’affaires.

Le SDI base, en outre, sa réclamation sur le fait que les fermetures des hypermarchés concernés ont rompu l'équilibre entre Carrefour et les autres occupants des galeries commerçantes, leur occasionnant de ce fait un trouble excédant la mesure des inconvénients ordinaires du voisinage. Cette situation permet aux commerçants pénalisés de réclamer à Carrefour une "juste et adéquate compensation" rétablissant l’égalité rompue.

Le SDI insiste sur le fait que la réalité professionnelle d’un indépendant est bien éloignée de celle d’un salarié. Sans client, aucune vente n’est possible et donc aucun revenu non plus, alors même que le commerçant doit continuer à payer son personnel, ses lois sociales, son loyer et ses charges locatives, ses fournisseurs, etc. 

De plus, si la situation devait perdurer et que les commerces adjacents périclitent, leurs exploitants ne pourront pas prétendre au chômage et seront réduits à demander l'aumône au CPAS !

Pour ces raisons, le SDI a décidé de dénoncer cette situation et cette injustice en sollicitant en faveur de son affilié un dédommagement auprès de Carrefour.

Par ailleurs, en cas de nouvelles actions de blocage comme à Belle-Ile, Angleur ou Westerloo aujourd'hui, le SDI appelle les syndicats à prendre leurs dispositions pour que les commerçants indépendants déjà fortement impactés par les grèves de la semaine dernière, ne soient plus les victimes directes d’un conflit dont ils ne sont pas parties prenantes.

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