Le SDI est scandalisé que la Belgique remporte, à nouveau, un deuxième prix sur le podium de la fiscalité !

La complexité administrative dont la fiscalité est devenue la championne coûte chaque année un milliard d’euros aux entreprises. Et la facture risque encore de s’allonger lors de l’exercice fiscal qui s’annonce avec une déclaration fiscale à rallonge composée de 885 codes.

 Le SDI se demande où se situe logiquement la contrepartie des efforts consentis.  Le syndicat déplore que le retour sur investissement soit proche de zéro parce qu’avec le détricotage de tous les avantages fiscaux du passé (intérêts notionnels, déduction pour investissement,…) et la montée incessante de la dette publique belge, il prévoit une hausse prochaine des impôts sur le travail en Belgique.

La conséquence est qu’on assiste à la valse des entrepreneurs désabusés : soit ils travaillent moins, soit ils plongent dans la faillite, soit ils s’exilent, soit ils basculent dans la fraude.

Face au remplissage de la déclaration fiscale devenu d’une complexité ahurissante, beaucoup de travailleurs indépendants se posent des questions sur la nature de la sauce à laquelle ils vont être mangés.  Le SDI leur conseille de ne pas s’aventurer dans le remplissage en solo tant les risques encourus peuvent être salés et les déconvenues surprenantes.

Aujourd’hui, l’illogisme et la complication administrative de la fiscalité aboutissent à trois options pour les indépendants qui remplissent leurs obligations fiscales : soit ils passent à côté d’un remboursement auquel ils ont droit, soit ils passent à côté de tout bénéfice fiscal en se payant les services d’un comptable onéreux, soit ils commettent une erreur en s’exposant aux risques de payer des amendes exorbitantes.

Alors que le Gouvernement Michel faisait de la simplification administrative son cheval de bataille en voulant réduire la complexité administrative des démarches imposées aux entreprises et en limiter les frais qui en résultent, on constate aujourd’hui qu’il n’en est rien !

La complexité administrative dont la fiscalité est devenue la championne coûte chaque année un milliard d’euros aux entreprises. Et la facture risque encore de s’allonger lors de l’exercice fiscal qui s’annonce !

Pourtant, on nous avait promis un big-bang fiscal consistant en une réforme fiscale de grande envergure.  Jusqu’à présent, nous n’avons vu que des demi-mesures ayant pour l’essentiel permis à la Belgique de confirmer sa position de championne du monde des prélèvements obligatoires.

Voici qu’en l’espace de quelques mois et avec la création d’une multitude de nouveaux codes fiscaux, la Belgique remporte un deuxième prix, puisqu’elle franchit la deuxième marche sur le podium de la fiscalité outrancière et confiscatoire, la plaçant parmi les déclarations fiscales les plus longues et partant les plus complexes (885 codes) juste derrière l’Irlande avec 1.300 codes.

Cette complexité fiscale aboutit indirectement à la création d’impôts nouveaux déguisés, de par les multiples efforts en temps et en argent que requièrent désormais les obligations fiscales les plus élémentaires pour les entreprises.

 

 

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