Grève chez Carrefour : le SDI appelle les syndicats à ne pas bloquer les exploitants des galeries commerciales !

Le SDI comprend parfaitement l'émotion des travailleurs de Carrefour. Elle est légitime et il la partage. Cependant, la fédération demande aux syndicats et aux grévistes de ne pas abuser de leur droit de grève et les appelle instamment à ne pas entraver l'accès de la clientèle aux commerces des galeries.

Les commerçants présents dans ces galeries ne sont pour rien dans le conflit social et ils ne doivent pas être injustement impactés. Leur sort est lié à celui de Carrefour et ils seront donc forcément déjà pénalisés par ce qui se passe. Pour le SDI, cela ne sert donc strictement à rien d'en rajouter.

Bloquer tout sans distinction n'est pas une solution, raison pour laquelle le SDI demande aux grévistes d'être raisonnables et de laisser l'accès aux petits commerces.

Quant aux commerçants impactés, le service juridique du syndicat est en train d'analyser la problématique pour le cas où le conflit s'éterniserait.

A priori, il existe en effet des recours possibles, que ce soit auprès du bailleur (le propriétaire de la galerie) ou auprès de Carrefour, voire même auprès des syndicats en cas d'abus manifeste de leur droit de grève. 

Le SDI rappelle à ce propos que le droit de faire grève, c’est d’abord celui de ne pas travailler, mais certainement pas celui d’empêcher les autres de gagner leur vie !

L’objectif d’un piquet de grève doit être d'inciter pacifiquement la population à adhérer aux idées et revendications des grévistes. Toute entrave à la liberté de travail est assimilable à une voie de fait juridiquement condamnable !

Pour ces raisons, le SDI appelle les syndicats à ne pas bloquer des commerçants innocents.

0
Votre avis: Aucun
Haut | Retour à la liste des news

© SDI - Rue de la Presse 4 - 1000 Bruxelles | T 02 652 26 92 | E web@sdi.be